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Ouliana Semenova : son nom ne dit sans doute pas grand-chose à ceux et celles qui sont nés après les années 1960. Sans elle pourtant, le sport et le basket français seraient plus riches de quelques Coupes d’Europe. Ils n’auraient pas attendu Limoges ou Marseille au début des années 1990 pour triompher.
Les « demoiselles de Clermont » qui formaient l’équipe phare du basket français auraient raflé quelques trophées continentaux dans les années 1970 bien avant eux. Seulement à cette époque, une joueuse hors norme dans tous les sens du terme faisait la loi et se mettait en travers de leur route : la Lettone Ouliana Semenova. Ou plutôt la Soviétique Ouliana Semenova car, en ce temps pas si lointain, la Lettonie faisait partie de l’URSS.
Cette joueuse était extraordinaire, l’une des plus grandes joueuses de tous les temps. Par la taille d’abord : 2m10 officiellement pour la fédération lettone, 2m13 le plus souvent admis, même si une hauteur jusqu’à 2m20 a parfois été évoquée… On ne saura jamais, et cela fait sans doute partie du mythe Semenova, qui chaussait aussi du… 58.
Par son palmarès ensuite, gargantuesque, unique, sans doute à jamais inégalé : deux médailles d’or olympiques avec l’URSS en 1976 et 1980, trois Championnats du monde (1971, 1975, 1983), 10 Championnats d’Europe consécutifs entre 1968 et 1985. Auxquels il faut ajouter 11 Coupes d’Europe des clubs champions, l’ancêtre de l’Euroligue, avec Riga, ainsi que 15 championnats d’URSS. Avec elle, l’URSS est restée invaincue jusqu’au bout, sur tous les terrains, entre 1968 et la fin de sa carrière internationale en 1986.
Il faut dire qu’avec Ouliana Semenova dans son équipe, le basket semblait facile. Elle rendait 30 à 40 cm à toutes les autres joueuses. Il suffisait de lui donner la balle et c’était dedans. Aux rebonds, elle était imprenable. Aux contres, il ne fallait pas se présenter devant : rien ne passait.
Les demoiselles de Clermont en ont fait l’expérience. Dans les années 1970, les Auvergnates du CUC (Clermont Université Club) de Jacky Chazalon ou Élisabeth Riffiod, la maman de Boris Diaw , règnent sur le basket français. On parle d’une époque où leurs matchs et leurs finales européennes sont diffusés à une heure de grande écoute qu’on n’appelle pas encore le prime time, et en direct sur une des trois chaînes du pays en noir et blanc. À une époque où le basket ne jouit pas d’un même prestige qu’aujourd’hui, où la NBA est inconnue, elles rivalisent en popularité avec les footballeurs de Saint-Étienne.
Les Clermontoises disputent cinq finales européennes en 1971, 1973, 1974, 1976 et 1977. À chaque fois, leur adversaire est le même : Riga et Ouliana Semenova, qui ne leur laissent aucune chance. La gentille géante, trop forte, est alors haïe en France pour son ultradomination. Elle ne le méritait pas. Ceux et celles qui l’ont croisée la trouvaient adorable.
Sa taille n’était hélas pas naturelle. Ouliana Semenova souffrait d’acromégalie, une anomalie de la croissance. Elle en a souffert, physiquement. Elle mesurait 1m90 à 13 ans et déjà 2m07 à 16 ans.
Elle a terminé sa carrière en Espagne pour un dernier tango puis à Valenciennes-Orchies pour devenir la première Soviétique à évoluer en dehors des frontières en 1989. La maladie l’a rattrapée avant qu’elle ne quitte le basket. Diabète et autres infections articulaires ont gâché la fin de son parcours.
Mais ce n’est rien par rapport à ce qui l’attendait dans les dernières années de sa vie. Impotente en raison de sa taille, elle a subi une amputation de la jambe en 2022. Incapable de marcher, elle a terminé son existence de championne dans le dénuement.
Elle a trouvé son salut dans un geste d’amitié impensable. Les demoiselles de Clermont, devenues ses amies, ont ouvert une cagnotte pour lui permettre d’aménager son appartement à Riga.
Première joueuse non américaine à entrer au Hall of Fame américain, là où sont intronisés les plus meilleurs joueurs de l’histoire, Ouliana Semenova est décédée ce 8 janvier, à l’âge de 73 ans.

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