« Le coach est bon, très bon » : avant la demi-finale de la CAN, le sélectionneur du Nigeria encense son homologue du Maroc

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Si un collectif est, comme on le dit, le parfait reflet de ce qu’est son coach, on comprend mieux ce vent de sérénité et de plénitude qu’a fait planer le Nigeria sur le Grand Stade de Marrakech samedi en fin d’après-midi. Dans la foulée de la démonstration des Super Eagles face à une sélection algérienne trop limitée pour lui barrer la route vers les demi-finales de cette CAN , c’est unÉric Chelle tout sourire mais d’une incroyable humilité qui est à son tour venu balader en conférence de presse cette force tranquille déployée par ses troupes quelques minutes plus tôt sur la pelouse.

D’abord pour saluer la performance des siens et dire sa fierté de les avoir vus afficher un tel niveau de performance. « Les gars ont été exceptionnels d’intensité. Ils ont été impressionnants. Ça fait un moment qu’ils le sont et j’espère que ça va continuer. Voir mes joueurs heureux comme ça dans le vestiaire, voilà ce qui me donne le sourire », a-t-il commencé avant de se tourner vers la demi-finale de mercredi de manière plus inattendue, en couvrant d’éloges son homologueWalid Regragui et des Lions de l’Atlas.

« J’aimerais lui tirer mon chapeau »

« Le Maroc est une grosse équipe, a assuré le technicien franco-malien avant d’évoquer l’atmosphère autour de la sélection. Ce n’est pas facile d’être le pays hôte dans ce type de compétition, il y a beaucoup de pression. Mais le coach est bon, très bon. Je peux vous dire qu’il a très bien préparé sa CAN, on n’imagine pas le travail qu’il y a derrière. J’aimerais lui tirer mon chapeau. »

« Cela fait un ou deux ans qu’ils (NDLR : Regragui et son staff) analysent et étudient en vidéos tous leurs adversaires potentiels de la CAN, poursuit Chelle. Aujourd’hui, ils sont en demi-finale et ils le méritent. Je suis fier de me retrouver devant ce grand entraîneur, car croyez-moi, c’en est un. Essayons juste de nous mettre à sa place, de la responsabilité qui est la sienne d’être le coach de sa sélection, dans son pays d’origine. »

Une sortie marquée du sceau de la bienveillance qui s’explique peut-être par le flot de critiques ayant accompagné le quotidien de Chelle suite à la non-qualification du Nigeria à la Coupe du monde , un régime auquel Walid Regragui a, dans une moindre mesure, été soumis avant la CAN en raison du niveau de jeu produit par le Maroc.

« J’ai dû mettre une bulle autour de moi »

« Il y a 230 millions de Nigérians, dont 230 millions de coachs, 230 millions de journalistes et 230 millions de décideurs, avait récemment ironisé le sélectionneur des Super Eagles, pour dire la pression sur ses épaules. Ils ont beaucoup d’exigence. Ce sont des supporters très émotifs, qui réagissent très vite. Ça peut être bien, mais parfois aussi dangereux. J’ai dû m’adapter, mettre une bulle autour de moi pour rester concentré sur mes objectifs. »

Une méthode qui rapproche sans doute encore un peu plus les techniciens des Lions de l’Atlas et des Super Eagles avant le choc qui opposera mercredi à Rabat pour une place en finale.

Sourire en coin, le coach franco-malien des Super Eagles a pourtant reconnu, en ouvrant la boîte à souvenirs « ne pas avoir beaucoup gagné contre le Maroc » durant sa carrière de joueur. « Mais là, ça va être un grand match, a-t-il promis. J’ai envie que ce soit un match spectaculaire, que les gens prennent du plaisir. Après que le meilleur gagne ! »

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